Les Sims : Histoires de Naufragés
La série des "Sims : Histoire de…" décide maintenant de nous faire découvrir les joies du naufrage et la vie en bon Robinson. Organiser sa survie, prospérer ou tenter de fuir votre paradis maudit : autant d’activités qui constitueront le cœur de votre quotidien. Du moins en théorie…
Electronic Arts nous avait prévenu : cet épisode
d’"Histoire de…" n’a rien à voir avec
Les Sims 2 Naufragés. Il faut
d’ailleurs peu de temps pour bien se rendre compte
qu’un monde sépare ces deux softs. Pour
l’anecdote, et c’est assez rare pour être
souligné, le titre sorti précédemment sur
consoles se permet même d’être infiniment plus
profond. Vous allez voir, on vous explique pourquoi.
Deux héros, une histoire
Rappelez-vous Les Sims : Histoires de vie. Le pluriel était mérité car les deux personnages étaient au cœur d’histoires différentes. Ici, nos deux naufragés n’ont que pour différence unique leurs sexes. On retrouve une narration qui se ressemble à quelques phrases près. Pas de quoi donner envie de rejouer l’aventure. Et que font-ils nos Robinson ? Vous vous échouez sur une île et commencez à vous organiser. Collecte de nourriture et de ressources, exploration : pour progresser d’un chapitre à l’autre, il faut satisfaire l’aspiration principale de votre Sim.
Première surprise : la gestion des
ressources s’avère minimaliste. Quelles que soient
celles que vous collectez, elles font grimper la jauge qui
correspondait avant aux Simflouz. Ce qui permet d’acheter
tout et n’importe quoi sans avoir à le fabriquer,
même des objets les plus improbables qui n’ont pas leur
place sur une île déserte…
Votre progression vous fera découvrir une
petite maison (on aurait préféré devoir
construire la sienne) puis d’autres survivants
extrêmement lourds et aux personnalités bien plates
comme il faut. Comptez aussi sur des singes à domestiquer
pour vous aider à collecter des ressources.
Le bac à sable qui fait rire
Etant préférable de finir le mode histoire pour débloquer certains objets, nous passons ensuite au bac à sable. Ici, vous faites ce que vous voulez. Mais les développeurs ont gardé l’approche traditionnelle des Sims. C’est-à-dire que l’île déserte ne l’est pas. Divers quartiers, des habitants ayant des raisons plus ou moins bonnes d’être là et des indigènes s’y massent. A peine arrivé, on se fait envahir par ces gens venant saluer le voisin comme dans tout jeu Sims classique. Et attendez le meilleur : terrain de jeu, discothèque avec indigène au bar qui fait péter les cocktails et bien d’autres activités sorties de nulle part vous empêchent d’entrer dans le trip du naufragé. A la place, on gagne un Sims : Club de Vacances. Du coup, à moins d’accrocher au délire du parc de loisirs dans des ruines et autres terrasses de bar en bambou, le joueur décroche.
De l’avenir des "Histoires de…"
De toute évidence, le concept du naufrage n’a pas su être exploité pleinement. Et c’est d’autant plus évident quand on compare au travail réalisé par l’équipe de Les Sims 2 Naufragés sur consoles.
Simplifié, il propose une petite histoire
certes pas inintéressante mais qui manque un poil de
profondeur. Surtout, ses côtés sympathiques ne
suffisent pas à eux seuls, face à un mode bac
à sable peu intéressant qui réduit la
durée de vie.
Bref, vous avez là une petite histoire à tester en connaissance de cause. Un titre sympathique à court terme pour se distraire sur son PC portable dans le train (vu que le jeu est optimisé pour les portables).
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